"Pour protéger ses droits il faut enregistrer
ses photographies par voie d'huissier, ou conserver des documents
datés liés à l'objet à protéger
(factures, extraits de presse, correspondance commerciale,
etc.). Les dépôts les plus utilisés sont
: Le dépôt auprès d'une société
d'auteur ; Le dépôt auprès d'un notaire
ou huissier; l'envoi à soi même d'un courrier
recommandé cacheté; le système de l'enveloppe
Soleau (NDLR : une enveloppe dans laquelle vous mettez une
preuve de votre création datée, signée
avec une photo ou autre preuve, vous la scellez puis la faites
parvenir à des personnes compétentes); la gravure
sur CD-ROM ou DVD-ROM non réenregistrable ; l’enregistrement
à date certaine de microfilms ou microfiches par les
services de l'enregistrement de la D.G.I. (Direction Générale
des Impôts)."
En général, et de façon officieuse, les
photos sont souvent réutilisées, mais les procès
ne se font que lorsqu'elles sont utilisées à
des fins commerciales ou à la vue d'un grand public.
Autant dire que ce n'est pas tous les jours.
Plaçons-nous maintenant en tant que
créateur qui a besoin d'images. Les solutions sont
simples.
Vous
pouvez investir dans un appareil photo numérique, avec
lequel vous pourrez prendre de nombreuses photos que vous
pourrez utiliser à souhait (conseillé).
NB : Faites attention, lorsque vous prennez
des photos, aux personnes figurant sur ces dernières,
vous devez avoir leur accord pour l'exploitation des photos.
Idem pour certains lieux (monuments classés, batiment
commercial...).
Vous pouvez acheter un CD-ROM avec des photos
dont vous achetez les droits en achetant ce CD-ROM.
Ceux-ci
sont en général assez coûteux (minimum
70 €), mais très utiles et contiennent par thème
les photos dont vous aurez besoin (conseillé).
Vous pouvez encore acheter de façon ponctuelle le droit
d'exploitation ou même l'exclusivité des droits
sur une image (si c'est l'exclusivité, même l'auteur
n'en aura plus le droit d'exploitation). Méthode très
coûteuse, mais qui s'impose parfois à de grandes
entreprises notamment, ou à des particuliers qui souhaitent
avoir de belles images à disposition.
En conclusion de cette première partie, j'aimerais
mettre le doigt sur le problème suivant : aujourd'hui
nous ne sommes plus au courant de la loi et pire, lorsque
l'on essaie de s'y intéresser, on n'y comprend rien
de par la complexité des textes. Ainsi, les "images
libres de droits" ne sont en fait pas "libres de
droits".
Penchez-vous
en effet deux minutes sur tous les textes de pied de page,
copyrights et autres notes que vous pouvez lire sur les sites
en question, et vous vous rendrez vite compte que rien n’est
totalement donné…
... Affaire à suivre.
Romain BOYER- [IW] - Janvier 2004
(Remerciements à Maître
Murielle Cahen :
Avocat Online )